Le rendez-vous poétique du dimanche (1)

Bonjour les bibliovores,

Me revoilà pour vous présenter un tout nouveau rendez-vous mis en place !

Vous l’ ‘aurez compris nous parlerons de poésie.

Une fois par mois je vous présenterais une poésie et son auteur. Comme vous le savez j’adore la poésie et c’était l’occasion ou jamais de vous faire partager cela !

Nous commencerons ce premier rendez-vous avec un poète que j’apprécie énormément et qui est sans doute l’un de mes poètes préférés.

 

Paul Verlaine

Netsurf17_-_Paul_Verlaine

Paul Verlaine est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896. La famille de Verlaine appartient à la petite bourgeoisie: son père, comme celui de Rimbaud, est capitaine dans l’armée.
Il fait ses études à Paris, puis, est employé à l’Hôtel de Ville. Il fréquente les cafés et salons littéraires parisiens puis, en 1866, collabore au premier Parnasse contemporain et publie les Poèmes saturniens. On y sent l’influence de Charles Baudelaire, cependant que s’y annonce déjà « l’effort vers l’Expression, vers la Sensation rendue » (Lettre à Mallarmé du 22 novembre 1866), qui caractérise sa meilleure poésie.
En 1869, les Fêtes galantes, des fantaisies évoquant le dix-huitième siècle de Watteau, confirment cette orientation. En 1870, il épouse Mathilde Mauté, pour qui il vient de publier La Bonne Chanson. L’année suivante, Arthur Rimbaud survient dans sa vie, et va bouleverser le confort bourgeois dans lequel il s’était installé. Verlaine quitte son épouse pour suivre le jeune poète ardennais en Angleterre et en Belgique. C’est pendant ces voyages qu’il écrira les Romances sans paroles. En 1873, il blesse Rimbaud d’un coup de révolver et est condamné à deux ans de prison, qu’il purge à Bruxelles et à Mons. C’est là, quand il apprend que son épouse a demandé et obtenu une séparation de corps, qu’il se convertit au catholicisme. Il en sortira le livre de Sagesse.
A sa sortie, il se rend à nouveau en Angleterre, puis à Rethel et exerce une charge de professeur. En 1884, il publie un essai sur trois « poètes maudits » (Mallarmé, Tristan Corbière, Rimbaud) qui contribue à le faire connaitre. Avec Mallarmé, il est traité comme un maitre et un précurseur par les poètes du symbolisme et par les décadents. A partir de 1887, alors que sa célébrité s’accroit, il plonge dans la misère la plus noire. Les productions littéraires de ses dernières années sont purement alimentaires. A cette époque, il partage son temps entre le café et l’hôpital. En 1894, il est couronné « Prince des Poètes » et doté d’une pension.
Usé prématurément, il meurt en 1896, à Paris. Le lendemain de son enterrement, plusieurs quotidiens relatent un évènement curieux: dans la nuit qui a suivi les obsèques, la statue de la Poésie, au fête de l’Opéra, a perdu un bras qui s’est écrasé, avec la lyre qu’il soutenait, à l’endroit où le corbillard de Verlaine venait de passer…
Verlaine demande à la poésie d’être un chant discret et doux, traduisant des impressions indécises. Son Art poétique, composé dès 1874 mais publié en 1882, annonce l’esprit du mouvement symboliste tout en caractérisant l’originalité de son œuvre:
De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Ses œuvres

Poésies
  • Poèmes saturniens (1866)
  • Les Amies (1867)
  • Fêtes galantes (1869)
  • La Bonne Chanson (1872)
  • Romances sans paroles (1874)
  • Sagesse (1880)
  • Jadis et naguère (1884)
  • Amour (1888)
  • Parallèlement (1889).
  • Dédicaces (1890)
  • Femmes (1890)
  • Hombres (1891)
  • Bonheur (1891)
  • Chansons pour elle (1891)
  • Liturgies intimes (1892)
  • Élégies (1893)
  • Odes en son honneur (1893)
  • Dans les limbes (1894)
  • Épigrammes (1894)
  • Chair (1896)
  • Invectives (1896)
  • Biblio-sonnets (1913)
  • Œuvres oubliées (1926-1929)
  • Cellulairement
Proses
  • Les Poètes maudits (1884)
  • Louise Leclercq (1886)
  • Les Mémoires d’un veuf (1886)
  • Mes Hôpitaux (1891)
  • Mes Prisons (1893)
  • Quinze jours en Hollande (1893)
  • Vingt-sept biographies de poètes et littérateurs (parues dans Les Hommes d’aujourd’hui)
  • Confessions (1895)

 

Poème

Il pleure dans mon cœur

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.
C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !

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Catégories : Uncategorized | 2 Commentaires

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2 réflexions sur “Le rendez-vous poétique du dimanche (1)

  1. letteratura1

    J’aime beaucoup ce poème !! Merci de me l’avoir fait connaitre 🙂

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